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November 12, 2025

#Prix Goncourt 2025 Nominated: La maison vide (private)

by NancyElin

The literary season begins with a strong shortlist

Every September, French literary circles turn their attention to the Prix Goncourt, a symbolic and highly influential award that sets the tone for the fall publishing season. On September 3, 2025, the Académie Goncourt unveiled the first selection of 15 novels in the running for this year’s prize, offering a compelling snapshot of contemporary French literature.

The 2025 list features a mix of celebrated voices and emerging talents, tackling topics ranging from personal trauma to colonial histories, political decay to intimate family dramas. Notable names such as Nathacha Appanah, Emmanuel Carrère, Laurent Mauvignier, and David Diop headline this year’s selection.

The second selection for the 2025 Goncourt Prize:

  • Nathacha APPANAH, La nuit au cœur (Gallimard)
  • Emmanuel CARRÈRE, Kolkhoze (P.O.L)
  • Paul GASNIER, La collision (Gallimard)
  • Yanick LAHENS, Passagères de nuit (Sabine Wespieser)
  • Caroline LAMARCHE, Le bel obscur (Seuil)
  • Charif MAJDALANI, Le nom des rois (Stock)
  • Laurent MAUVIGNIER, La maison vide (Minuit)
  • Alfred de MONTESQUIOU, Le crépuscule des hommes (Robert Laffont)

The 15 shortlisted novels for the 2025 Prix Goncourt:

  • La nuit au cœur by Nathacha Appanah (Gallimard)
  • Kolkhoze by Emmanuel Carrère (P.O.L)
  • L’adieu au visage by David Deneufgermain (Marchialy)
  • Où s’adosse le ciel by David Diop (Julliard)
  • Un amour infini by Ghislaine Dunant (Albin Michel)
  • La collision by Paul Gasnier (Gallimard)
  • Passagères de nuit by Yanick Lahens (Sabine Wespieser)
  • Le bel obscur by Caroline Lamarche (Seuil)
  • Tambora by Hélène Laurain (Verdier)
  • Le nom des rois by Charif Majdalani (Stock)
  • La maison vide by Laurent Mauvignier (Minuit)
  • Le crépuscule des hommes by Alfred de Montesquiou (Robert Laffont)
  • Perpétuité by Guillaume Poix (Verticales)
  • Tressaillir by Maria Pourchet (Stock)
  • Un frère by David Thomas (L’Olivier)

What’s next in the Goncourt calendar?

The Prix Goncourt, awarded since 1903, follows a multi-step selection process:

  • 📚 First selection (15 titles) – announced on September 3
  • 📘 Second selection (8 titles) – to be announced on October 7
  • 📗 Finalists (4 titles) – revealed on October 28
  • 🏆 Winner announcement – November 4 at the traditional Drouant restaurant in Paris

The Goncourt jury, currently chaired by Philippe Claudel, includes ten members from France’s literary elite, such as Christine Angot, Françoise Chandernagor, and Pierre Assouline.

A symbolic prize with real impact

Although the actual monetary reward for the Prix Goncourt is just 10 euros, its true value lies in the prestige and visibility it offers. The winning novel typically becomes a major commercial success, often selling hundreds of thousands of copies. In 2024, Houris by Kamel Daoud (Gallimard) exceeded 400,000 sales following his win.

A reflection of the literary and cultural moment

As always, the Goncourt shortlist is more than a contest — it’s a mirror of the literary, political, and cultural tensions shaping today’s France. Whether tackling post-colonial identity, climate anxiety, or the complexities of personal grief, these 15 books provide readers with a powerful lens through which to engage with the world.

Stay tuned for our coverage of the second selection and final deliberations as we inch closer to discovering the next winner of the Prix Goncourt 2025.

The eight books on the second selection for the 2025 Prix Goncourt are

La nuit au cœur by Nathacha Appanah, Kolkhoze by Emmanuel Carrère, La collision by Paul Gasnier, Passagères de nuit by Yanick Lahens, Le bel obscur by Caroline Lamarche, Le nom des rois by Charif Majdalani, La maison vide by Laurent Mauvignier, and Le crépuscule des hommes by Alfred de Montesquiou. 

 

HUGE LIST BOOKS 2025 FRENCH – SAVE

Le Grand Guide de la rentrée 2025

 

La Maision Vide:

Prix littéraire Le Monde 2025
En lice pour le Prix Goncourt 2025
En lice pour le Prix Femina 2025
En lice pour le Prix Medicis 2025
En lice pour le Prix Terre de France 2025
En lice pour le Prix Jean Giono 2025
Finaliste du Prix Landerneau 2025

En deux mots
La Maison vide est remplie de secrets que le narrateur va peu à peu débusquer en fouillant une commode au coin cassé, une armoire, les malles du grenier ou encore le piano. Cette traversée du XXe siècle est aussi celle de trois générations de femmes au destin c

 

Un siècle de secrets de famille

Laurent Mauvignier fouille dans les tiroirs de la maison familiale à la recherche d’une Légion d’honneur. Il y découvre bien plus : l’histoire tragique de trois générations de femmes, de Marie-Ernestine la pianiste empêchée à Marguerite la grand-mère effacée des photos. Un roman qui se dévore comme un thriller intime.

S’il faut un peu de courage pour s’attaquer à un roman de 745 pages, je peux vous certifier qu’il ne vous faudra que quelques minutes pour entrer dans ce livre et vous trouver comme dans un cocon, avide de découvrir les secrets de famille que Laurent Mauvignier est allé dénicher dans la maison familiale.
Tout commence par une quête apparemment anodine. Le narrateur cherche la Légion d’honneur de son arrière-grand-père Jules, tombé « en héros » en 1916. Il fouille « partout où j’étais pour ainsi dire sûr de la retrouver les yeux fermés ». Dans les tiroirs de la commode centenaire « avec son plateau de marbre gris et rose fendu à l’angle supérieur gauche », il ne trouve pas la médaille. Mais il découvre des lettres, des photos découpées, des objets qui racontent une tout autre histoire.
Car ce qui se cache dans cette maison, c’est le silence. Le silence autour de Marguerite, la grand-mère dont le visage a été « découpé aux ciseaux » ou « griffonné au stylo à bille jusqu’à ce qu’il disparaisse complètement dans l’encre noire » sur toutes les photos de famille. Pourquoi un tel acharnement ? Quelle faute a-t-elle commise pour être ainsi rayée de la mémoire familiale ?
Si l’enquête ne remonte pas jusqu’à l’ancêtre François, qui aura traversé la Révolution et la période Napoléonienne – qui sera peut-être l’objet d’un prochain roman – elle remonte jus l’arrière-arrière grand-père Firmin et à ses trois enfants, Paul devenu ecclésiastique, Anatole parti à Paris comme vendeur dans un magasin de vêtements et « Boule d’Or », Marie-Ernestine avec laquelle « tout commence ».
Firmin, propriétaire terrien régnant sur La Bassée, l’envoie au couvent où elle découvre le piano. Son professeur, le séduisant Florentin Cabanel, lui fait miroiter le Conservatoire de Paris. Elle se voit déjà pianiste virtuose.
Mais son père en a décidé autrement. Il lui achète un piano à queue, un magnifique Bösendorfer, et lui impose Jules Chichery comme époux. Marie-Ernestine ne se remettra jamais de ce mariage forcé et de sa vocation brisée. Elle ne pardonnera jamais et sera incapable d’aimer sa fille unique, Marguerite qui naît trois ans avant que Jules ne meure pour la patrie sur le front de l’est.
L’enfant grandit sans attache affective. Elle est placée à 13 ans comme vendeuse dans le magasin Vêtements Claude où le droit de cuissage semble faire partie des règles de la maison. Puis vient la Seconde Guerre mondiale. Son mari André est fait prisonnier. Régulièrement Marguerite se rend auprès des autorités allemandes pour tenter de savoir où se trouve son mari, espérant pouvoir le faire revenir. Jusqu’à commettre l’irréparable et briser les liens familiaux déjà fragiles.
« Cette histoire, des milliers d’hommes l’ont connue en rentrant d’Allemagne ; des milliers de familles détruites l’ont vécue. Et pourtant — ou peut-être parce qu’elle est trop banale et vaste — elle me semble invisible ou indescriptible. » Il reconstruit pourtant cette violence « en l’arrachant à l’impossible », donnant chair à ce qui ne fut que rumeurs et silences.
Le romancier assume la part de fiction nécessaire pour combler les blancs du récit : « C’est parce que je ne connais rien, ou presque rien de mon histoire familiale que j’ai besoin d’en écrire une sur mesure, à partir de faits vérifiés, de gens ayant existé, mais dont les histoires sont tellement lacunaires. » Cette honnêteté traverse tout le livre. Il nous prend par la main, nous montre ses doutes, ses intuitions, ses trouvailles.
Ses phrases coulent comme un fleuve. Elles épousent le mouvement de la mémoire qui hésite, revient en arrière, s’emballe. Sa langue est d’une précision chirurgicale pour décrire les violences ordinaires : celles des hommes sur les femmes, celles de la société sur les individus, celles de l’Histoire sur les destins.
Il n’est pas étonnant que La Maison vide soit favorite pour le Goncourt. Les critiques ont unanimement salué le roman. Le Monde, qui lui a déjà décerné son Prix littéraire, parle d’ « une œuvre magistrale par son style poétique, sa composition claire, sa palette humaine ». Pour Les Inrocks, c’est « un texte hors norme qui s’inscrit dans la cohérence des précédents tout en les surpassant ». Le Nouvel Obs y voit « l’un des très grands livres de la rentrée ».
Des louanges auxquelles je m’associe, car depuis son premier roman Loin d’eux(1999) puis avec Des hommes (2009), qui explorait les traumatismes de la guerre d’Algérie, Continuer (2016) et Histoires de la nuit (2020), une fresques haletante, Laurent Mauvignier s’impose comme l’une des voix majeures de la littérature française.

La Maison vide
Laurent Mauvignier
Éditions de Minuit
Roman
745 p., 25€
EAN 9782707356741
Paru le 28/08/2025

Où ?
Le roman est situé principalement à La Bassée, où se trouve la maison familiale de l’auteur.

Quand ?
L’action se déroule de 1860 à nos jours.

Ce qu’en dit l’éditeur
En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans. À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.
Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d’elles.
Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J’ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.

Les critiques
Babelio 
Viabooks (Littéraraflure) 
Benzine mag. (Jean-François Lahorgue) 
Kimamori (Norbert Czarny) 
France Culture (Les midis de culture) 
En Attendant Nadeau (Hugo Pradelle) 
France Inter (La 20e heure) 
France Culture (Le Book Club) 
Franceinfo culture (Laurence Houot) 
Atlantico (Annick Geille) 
Collateral (Johan Faerber) 
RFI (De vive(s) voix) 
L’Écho.be (Sophie Creuz) 
Unidivers ( Rocky Brokenbrain) 
Page des libraires (Michel Edo, librairie Lucioles à Vienne) 
Automn’Halles (Laurent Cachard) 
Blog Shangols 

 

 

 

 

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